Journée de la femme, la route sera longue …

Posted on | mars 8, 2010 | 2 Comments

Getty Images - Hair on a wax stripAujourd’hui c’est la célébration annuelle de nos chères XX. Comme tous les 8 mars, depuis 100 ans, comme pour une espèce protégée ou en voie de disparition, il est de bon ton de rappeler les efforts fournis et les soutiens mis en place. Sans oublier la longue route restant encore à parcourir. Car il en reste des kilomètres avant que chaque femme ait elle aussi le droit de se vautrer dans le canapé au retour du labeur, les pieds sur la table basse, un verre de whisky à la main en demandant ce qu’on va bouffer ce soir.

Les progrès ont été énormes mais manifestement pas suffisant puisqu’un siècle plus tard il faut se rappeler à leur condition une fois par an (ce qui explique sans doute que ça avance aussi vite). Alors bien entendu, les plus grands médias s’emparent des festivités. Des reportages, des points sur les combats en cours, des reportages de fond … C’est ainsi que, pour préparer le terrain, Le Monde, quotidien sérieux et toujours à la pointe des combats sociaux les plus osés, journal qui dénonce et réveille les consciences citoyennes,  s’est attaqué ce week end à un sujet particulièrement sensible. Le titre de ce brûlot : « La tyrannie de l’épilation ». Merde … je l’avais pas révisé ça. Je suis pas sûr d’être au point. Qu’à cela ne tienne. Non ma femme, ma fille … Non, ma sœur, ma mère … Non, je ne t’abandonnerai pas dans ton combat et, dussè-je ne rien y pomper du tout, je lirai et je compatirai. Allez hop c’est parti. Parlez moi de poil pubien. Le dimanche j’adore ça …

En fait c’est à Elle, magazine qui dénonce et réveille les consciences citoyennes, mais dans un autre genre, qu’il faut reconnaître le mérite d’avoir lancer le débat d’intérêt national. Dans une enquête datée du mois de janvier, « Les nouvelles tendances de l’épilation maillot », les « journalistes » du magazine listaient les techniques les plus ad hoc pour « cultiver son jardin secret » (et oui, malgré les sujets graves et douloureux, y’a de la déconneuse chez Elle).

Bon alors, qu’est ce qu’on apprend, dans le fond ? La tendance serait à l’épilation semi intégrale avec tout de même une forte poussée vers l’ablation totale de toute pilosité. Les responsables ? En premier lieu l’industrie du X qui a standardisé le pubis lisse et, par extension naturelle, les hommes, abreuvés au sein de la sus-citée activité cinématographique. Si l’on en croit l’étude, la femme, elle, ne serait pas particulièrement encline à l’arrachage névrotique et subirait plus qu’elle ne l’inspirerait cette mode.

On apprend aussi l’existence de mouvement de protestation et de lutte (armée ?) totalement improbable. Mon préféré, le MIEL : Mouvement International pour l’Ecologie Libidinale (et son site www.ecologielibidinale.org … un brin bordélique et manquant cruellement de photos tant la promesse de contempler des femmes à barde et à tresses sous les bras nous paraissait excitante en ce lundi). Vive les poils et les préservatifs en boyaux ragondins ! Ecologie libidinale … ça laisse rêveur et ça frise (sans jeu de mot) le gag.

Mais ce qu’on retiendra surtout, c’est la posture très ambiguë et pas franchement honnête (voire carrément foutage de gueule) des magazines féminins comme Elle. Car cette enquête passionnante et pointue menée de main de maitre par des journalistes filles et acquises à la cause mettant en exergue le dictat social imposé aux femmes épilées et les pressions extérieures qui les poussent à cette torture est tout de même soigneusement encadrée par une trentaine de pages de pub ventant pour certaines les bienfaits des produits servant à l’éradication pilaire et pour d’autres affichant des corps huilés et parfaitement épilés …

Si même les voix censées te défendre te poignardent dans le dos, la route risque d’être longue ma sœur …

Invasion infantile

Posted on | février 22, 2010 | 6 Comments

DSC00073 [1280x768]C’est généralement une question qui revient sur le devant de la scène lors des grandes messes familiales. Noël en premier lieu. Noël surtout. Il est pratiquement impossible de traumatiser la tripoté de petits cousin et cousines que les membres de la tribu, surestimant de façon dramatique la qualité génétique de la lignée, ont dispersée sur la planète, en leur expliquant que le Père Noël n’existe pas et que ce sont leurs parents qui, au prix d’un endettement endémique et irresponsable, ont acheté les cadeaux qui s’entassent au pied du sapin et qui seront responsables de leur expropriation future (oui mon fils, tu voulais le dernier château Lego, tu passeras ton adolescence dans un mobile home) de façon discrète. Du coup on me voit parler à des enfants …

- « Ben tu vois que finalement t’aimes bien les gosses. Je n’arrête pas de te voir parler avec eux. T’es prêt. Va falloir penser à en faire un … » … dit-il forçant un sourire niais tout en essuyant le coulée de vomi éructée par le petit dernier sur son épaule.
- « Heu non … j’essayais juste de le faire chialer en fait … je te le rends »

Jusque là, on m’imposait donc cette promiscuité une fois par an. Rien dans un périmètre rapproché. Une sorte de pacte tacite me liait à mon frère. La méfiance était partagé et le status quo entériné. Des enfants oui, mais de façon homéopathique, peu et loin. Et puis nous avions touts les deux très vite compris que si nous voulions conserver intact l’amour maternelle, de façon inconditionnelle et immodérée, il fallait limiter le nombre de prétendants. Nous étions deux. Nous avions mis des années à jouer des coudes et trouver la répartition idéale. Il n’y avait plus de place, même pas un strapontin, circulez y’a rien à voir … Et puis il était hors de question qu’un nain maladroit et irrespectueux vienne tripoter nos figurines Star Wars. C’était sans compter avec le facteur femme. En moins de temps qu’il ne le faut pour ingurgiter et rendre un biberon, ma belle sœur m’a fait tonton.

Donc il est là. Pour l’instant complètement maitrisable. Restant là ou on le pose. Pas encore bruyant ou à peine. 3 kg 100 de respiration paisible et de gémissements à peine audibles quand l’heure du lait arrive. Miniature roupilleuse qui a décidé, dés son entrée en lice, d’affirmer son mépris du bon goût établi en adoptant le front haut et la coiffure désuète de Art Garfunkel (ça nous permettra au moins d’emmerder les coiffeurs). Il est là et je le soupçonne d’avoir la ferme intention non seulement de rester mais d’en plus ourdir le sombre et mesquin dessein d’attirer à lui une part non négligeable de l’affection environnante. Il est à et bizarrement il est plutôt mignon lui.
Et finalement ça tombe bien parce que celui là, curieusement, j’ai envie de le laisser croire au Père Noel.

Make the girl dance – Kill Me

Posted on | février 4, 2010 | No Comments

C’est quand même autre chose que le « Si on devait mourir demain » de l’autre Obispo …


MAKE THE GIRL DANCE [KILL ME] (official video)
envoyé par placeblancherec. – Regardez d’autres vidéos de musique.

Ne jamais décevoir un geek …

Posted on | janvier 28, 2010 | 3 Comments

Et accessoirement ça donne envie de revoir « La chute » …

Et pendant ce temps là, à Strasbourg, Rachida s’emmerde …

Posted on | décembre 16, 2009 | 2 Comments

Même si on n’a pas une sympathie immodérée pour Sarkozy, il y’a quand même des jours où l’on pourrait se surprendre à avoir un début de compassion. En contemplant ce que ses troupes lui ont réservé en cette fin d’année, il m’a rappelé le personnage du Roi Arthur dans Kaamelott à qui Alexandre Astier faisait dire : « Seigneur, je me vouerai tout entier à la noble quête dont Vous m’honorâtes. Mais avec l’équipe de romanos que je me promène, ça va pas être facile ! »

Épisode I : jeunesses parricides, « Tu quoque fili ! »

On va passer rapidement sur le « lip dub » que les jeunes de l’UMP nous ont infligé la semaine dernière. Je voulais pas en parler, je voulais même pas le voir tellement on se doutait que l’envie irrépressible de vomir de la vanne facile allait apparaître. J’ai résisté trois jours mais avec un tel buzz, forcément, manque de bol,la collision était inévitable. L’accident con, comme il se doit, s’est produit vers 2h du matin sur ITélé. Je somnolais dans un canapé profond, happé progressivement par Morphée. Un filet de bave devait probablement commencer à souiller mon coussin. Et soudain … « Tous ceux qu’il veulent changer le mondeuuuuu, lalalalaaaa lalalalaaaaa ». D’un seul coup plus envie de dodoter du tout là. Envie de démembrer du scout et de faire rôtir les organes en dansant nu autour du brasier, de plastiquer des boutiques Lacoste remplies de petits gilets col en V et d’énucléer les faux joueurs de tam tam au sourire niais.

Tout est pathétique dans ce truc. Déjà ce n’est pas un lip dub. Un vrai lip dub, dans les règles de l’art, est constitué d’un seul et unique plan séquence (ok c’est un détail). Là c’est plein d’effets spéciaux et de montages faits sous Amstrad CPC sur une musique qui donne envie de jouer avec ses matières en sniffant des marqueurs Bic noirs (les meilleurs). Les deux seuls crédits qu’on peut leur accorder sont la capacité à l’exhaustivité dans le cliché (handicapés, blacks, jeune fille enceinte, fraternité transgénérationnelle, vieux parkinsoniens … Ah c’était Raffarin? Désolé …) et l’uniformité du casting (que des têtes à claques sur lesquelles on a envie de rouler en tracteur. Mais le tracteur équipé de la herse à l’arrière. La multitâche qui asperge du produit fertilisant bien toxique qui doit piquer un chouia sur les égratignures). Depuis le visionnage de cette séquence, j’ai un nouveau cauchemar : passer toute une soirée à prendre l’apéro entouré exclusivement de jeunes de l’UMP.  Au passage, cette vidéo nous aura également permis de constater que le jeune de droite est un gros resquilleur. Si je vous assure, regardez bien. Ils montent dans une voiture 2nd classe et le plan d’après ils commencent à brailler en 1ère

Épisode II : cheveux longs, idées courtes

Elle est rigolote cette Morano. Rigolote et cascadeuse. Déjà elle participe à un débat sur l’identité nationale à Charmes dans les Vosges. C’est joli Charmes comme nom pour une ville. Ca donnerait presque envie d’y aller, dans les Vosges (presque).  Bon après c’est la ville natale de Maurice Barrès. Maurice c’était un écrivain. Nationaliste et antidreyfusard qu’il était le Momo. Même que lors de l’ouverture du débat, le président de l’association locale « Mémoire de Barrès », a exalté la mémoire de l’auteur en opposant le « nationalisme de Barrès » au « cosmopolitisme » et en assurant que « la patrie est plus forte dans l’âme d’un enraciné que dans celle d’un déraciné ». Ca commençait sur des bases saines et en terrain neutre ce débat.

Mais heureusement, elle sait recadrer la discussion Nadine. Elle possède une acuité particulière pour traiter le cœur des problèmes. Et c’est grâce à ça que, ne se démontant pas face à un jeune vindicatif qui osait la questionner sur la compatibilité entre l’Islam et la République, elle a cloué le bec à la plèbe médusée par tant de discernement en lançant un « Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers » définitif et brillant. Prenez ça dans la face les bouseux. Un vrai français ne porte pas de jeans baggy bande de ploucs. Un tricolore pure souche sait dans quel sens se met un casquette car il est éduqué et comprend instantanément, grâce à ses prédispositions intellectuelles hors normes, que la visière doit être devant sinon ça sert à rien contre le soleil, troupeau de bœufs en survêtements ! Un citoyen hexagonal respectable va à l’école en uniforme et vouvoie ses parents, ramassis de petits cons ! Un vrai français, parce que c’est ça le fond du problème bordel, un VRAI français,  a une tête à passer sous un tracteur, un polo Lacoste, une raie sur le côté ridicule et ne peut pas s’empêcher, lorsqu’il prend le train de hurler « Tous ceux qui veulent changer le mondeuuuuuuuu, lallalalalaaaaa, lalalalaaaaaaaa … » horde de cuistres morveux !!! Un point c’est tout.

On le sait que la « polémique » est exagérée. Mais elle aurait dû le savoir Mme Morano que parfois les journalistes sortent les petites phrases de leur contexte …

Et pendant ce temps là, Rachida s’emmerde à Strasbourg (Episode III) … Elle voulait pas y aller. Et finalement ça la fait chier d’être la représentante du peuple français dans une ville où ils ont tous un drôle d’accent.  Et puis t’as vu ce temps de merde? On peut pas la délocaliser à Porto Vecchio cette assemblée ? Ce serait plus sympa non ? Déjà, si elle le pense, ça la fout mal au niveau de la notion de noblesse de la fonction politique et du don de soi au mieux être de la communauté  blablablaaaa … mais là en plus elle le dit avec un micro cravate encore branché sur elle. Quelle quiche cette Rachida … Ca doit être la maternité. Le petit fait pas ses nuits en ce moment.

Difficile cette fin d’année, hein monsieur le Président ? Allez. Allez finalement ce n’est rien. Viens Nicolas. Viens avec moi, prends ma main et partons. Partons gambader dans les prairies de l’insouciance et chantons ! Tous ceux qui veulent changer le mondeuuuuuuuuuu …

Polysémie et port du préservatif …

Posted on | décembre 9, 2009 | 2 Comments

Getty Images - Hooked on SexAvez-vous vu les spots de la dernière campagne TV de l’INPES pour le port du préservatif ? Ou plutôt, avez-vous vu le spot prenant comme nœud dramatique (sans aucun mauvais jeu de mot) « l’infidélité » (ci dessous) ?

Plan rapproché taille (oui je connais aussi les termes techniques qui font bien dans les cocktails), image en noir et blanc esthétisante et éclairage intimiste … en un mot propre et sérieux. Au centre, un mari adultère. Bouuuh le vilain commence à vociférer la mé(na)gère de moins de cinquante ans, surentrainée qu’elle est par les années passées à vouter petit à petit, à grands coups d’aboiements aigus, les épaules d’un mari qui n’a commis comme seule faute que la tentative d’oubli de sa moitié en jogging et chaussettes dépareillées et des ses trois erzats braillards (ils tiennent ça de la génitrice) à coup de « allez Marcel tu en boiras bien un dernier, il est pas tard » … Mais attention, identification publicitaire oblige, il s’agit d’un adultère unique, du genre qui n’a trompé sa femme qu’une fois (du genre qui n’existe pas quoi, pur fantasme de communicant. Comme dit mamie, « quand on a commencé à lorgner dans l’assiette de la table d’à côté » …). On le lit dans ses yeux et dans son port de tête. On embrasse en un plan tout le non-dit. Une toute petite faute, pas un récidiviste. L’honneur est (presque sauf). il est contrit de repenti (pléonasme de communicant), là, seul, au milieu de l’image sur son tabouret inconfortable. Le mari moyen peut s’identifier. L’épouse moyenne peut pratiquement pardonner.

On n’est pas en face d’un excité de la quéquette qui disperse son ADN à tout va. On le sent. On imagine le scénario. Il avait bu (excuse de communicant, chapeau bas  pour l’alibi les gars, on n’y avait pas pensé à celle là, merci du tuyau, on va s’empresser de la tenter pour voir et on vous fera un debrief), il voulait pas, c’est elle qui lui a sauté dessus, il faisait froid, il faisait sombre, il était pas rassuré, elle ne portait pas de survêt’ un jour de semaine, il le fera plus, promis, juré, craché … Pour un peu on lui taperait sur l’épaule en lui disant que ce n’est pas de sa faute, que l’érosion insidieuse des années, que le quotidien, que la disparition de l’excitation des premiers jours, que sa femme en jogging violet, que … qu’on comprend quoi. Allez reprends toi l’ami et viens boire une bière. Ah non merde pardon, j’ai rien dit. C’est vrai, tu as raison, ton cerbère attitré risquerait d’apprécier moyen. C’est dommage, je connais un bar bondé de femmes éthyliques que la pénombre rend faciles.  Non toujours pas? Bon ok. Si tel est ton désir le plus profond, je n’insite pas et te laisse rentrer seul, parcourir le long chemin de la culpabilité inutile. Finalement ça en fera plus pour moi. Enfin vous voyez le tableau, le mec sympa quoi. Il a avoué messieurs les jurés. Il a l’air sincère. Relaxez le et rendez le à sa famille, en plus cet après midi y’a Drucker à la télé. Bonne ligne de défense rien à dire … quand soudain, aprés ces quelques phrases d’excuses rôdées et crédibles, le dérapage : « Le pire, c’est que j’ai pas mis de préservatif » … « le PIRE c’est que j’ai pas mis de préservatif » ???

Ah merde désolé … j’avais pas compris. Moi je croyais que le pire c’était d’avoir trompé ta femme. Je n’avais pas intégré la thématique du tout. A côté de la plaque complet que j’étais. Le pire c’est de ne pas avoir mis de préservatif… A la première écoute on se dit « tiens il a du se tromper dans son texte là » ou on pense à la pression qui, après une confession déchirante, se relâche trop vite, d’un coup, et provoque la faute de carre synthaxique. Phrase suivante : « j’ai du en parler à ma femme pour éviter de la mettre en danger ». Tout s’éclaire. Confirmation de la méprise. Le remord disparait. L’aveu ne vient pas d’une quelconque culpabilité et de la volonté de remettre à plat une relation pour, ensemble, main dans la main, continuer à avancer sur le tortueux chemin de la vie dans la confiance mutuelle retrouvée et l’honneteté partagée blablabla blaaaaa … couic … L’aveu est médical, hygiénique. Ce que nous dit cet homme qui, avec ça tête baissée et son regard de cocker anorexique, avait pratiquement réussi à amadouer les plus puritains d’entre nous c’est « le pire qui puisse t’arriver si tu trompes ta femme c’est d’oublier de mettre un préservatif parce qu’après tu seras obligé de lui dire pour ne pas la mettre en danger. Alors que si tu penses au latex espèce de petit écervelé, c’est ni vu ni connu ». Et par extension : « Ou alors tu as déjà atteint le point fatidique où les seuls contacts physiques que tu partages avec ta moitié sont les frôlements d’épaules quand vous n’avez vraiment pas le choix et qu’on vous demande de vous rapprocher pour entrer dans le cadre d’une photo et là, petit veinard, c’est carnaval ! Point de nécessité d’aveu, liberté totale d’équipement (ou non) ».

Ca frise la communication subliminale ce truc là. Ceci dit ils ont eu l’agilité de poser sur le tout un slogan ploysémique : « On est tous, à un moment ou à un autre, concernés par le préservatif » … j’ai envie de rajouter « grave » pour encore un peu plus élargir l’audience (reflexe de communicant). Et vous, vous en êtes où ?

La preuve en images …


Vous en êtes où avec le préservatif – Spot TV Inpes
envoyé par Inpes. – L’info video en direct.

Vie de manager

Posted on | novembre 30, 2009 | 1 Comment

Getty Images - Tired man with hands clasped in front of faceIl y’a tout d’abord eu « Vie de Merde », VDM pour les intimes. Idée brillante s’il en est de permettre à des milliers d’individus de partager leur sinistrose et autres petites mesquineries chafouines du quotidien. C’était drôle et infiniment jubilatoire. On se sentait moins seul quand par exemple on marchait dans les restes de repas d’un chien ou que l’on venait d’apprendre que notre mère allait se remarier avec un de nos anciens camarades de collège qui était à l’époque notre tête de turc et qu’on avait passé son enfance à racketter en se disant que se pauvre looser allait vraiment avoir un vie difficile s’il arrivait à survivre à l’adolescence … C’est toujours marrant à lire aujourd’hui même si on se doute que les fakes représentent une bonne partie du contenu. Pas grave tant que le rôle exutoire fait perdre aux psy une partie de leur clientèle.

Ensuite vint « Vie de Môme ». Même concept mais pour les parents. C’est mignon, c’est frais et ça donne envie de faire plein de bébés partout quand par exemple on lit :
« Aujourd’hui, sortie d’école. Un copain de mon fils lui demande : « C’est ta maman ? » Réponse embarrassée de mon fiston : « Naaan, c’est ma nounou. Ma mère, elle, elle est belle… » … Ah les enfants sont fantastiques. Cette capacité à s’adapter immédiatement au monde hostile qui les entoure, cette créativité débridée, cette absence totale de considération de l’autre comme individu sensible et entier, cet égocentrisme décomplexé et assumé, cet amour du bon mot alors qu’ils n’en connaissent qu’une vingtaine vers l’âge de 11 ans … Résilience enfantine quoi. A chaque fois que je passe sur ce site je ne peux m’empêcher d’imaginer les sourires béats des papas et des mamans en parcourant les lignes narrant les anecdotes pittoresques de ces (très) chères têtes blondes et eux aussi, se sentant moins seuls … autre moyen de détourner des hordes de clients potentiels des cabinets de médecins de la tête finalement. Site d’utilité publique …

Désormais il y’a « Vie de Manager » parce que … ben déjà parce qu’on a pas tous la chance d’avoir des enfants et des emmerdes. Et puis (raison qui va totalement à l’encontre de la justification précédente mais après tout on est lundi) parce qu’être manager ça pourrait parfois s’apparenter à vivre à la fois dans « Vie de Merde » et « Vie de Môme », tant les relations en entreprise et la gestion d’équipe peuvent parfois s’apparenter au métier de casque bleu en mission de maintien de la paix (pas le droit de tirer même pour riposter donc … ) dans un bac à sable. Y seront donc compulsées des histoires de vie professionnelle que je vous invite à venir partager. Le site vient d’être mis en ligne et vous y retrouverez déjà quelques anecdotes. Nul doute qu’étant donné la thématique et l’ampleur du sujet, le topic devrait rapidement s’étoffer.

PS : les commentaires concernant « Vie de Môme » sont bien entendu injustifiés et dus à mon incapacité atavique à ne pas chercher le bon mot facile (même l’extrait cité n’est pas tiré de ce site c’est vous dire si je suis de mauvaise foi). Je vous conseille un petit tour sur ce site très bien fait par des gens très bien. Même si vous n’avez pas d’enfant … surtout si vous n’avez pas d’enfant (ça vous permettra de vous faire une idée sur le concept avant de vous lancer) … ☺

The wrong hole …

Posted on | octobre 13, 2009 | No Comments

Loin (mais alors là très loin) de moi l’idée de pratiquer un quelconque prosélytisme. Ce n’est pas le genre de la maison et le sujet est suffisamment délicat et anxiogène pour ne pas rajouter de l’huile sur le feu (façon de parler). Je note simplement cette sympathique capacité des humoristes transatlantiques à mettre les moyens même pour une vanne de collégien scato. Le mauvais goût assumé poussé au paroxysme avec professionnalisme et bonne humeur ce sera toujours mieux que le RnB français qui se prend au sérieux, Grégoire qui chiale dans mon poste radio tout les matins (tu m’étonnes qu’elle se barre, tu déprimerais un dauphin cocaïnomane) ou un mix d’Ariel Wizman …

Place donc à cette ode à l’amour d’une potacherie pathétique et consternante mais réalisée avec brio (par les petits gars du SNL a priori) …



envoyé par gamaniak. –
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