Invasion infantile
Posted on | février 22, 2010 | 6 Comments
C’est généralement une question qui revient sur le devant de la scène lors des grandes messes familiales. Noël en premier lieu. Noël surtout. Il est pratiquement impossible de traumatiser la tripoté de petits cousin et cousines que les membres de la tribu, surestimant de façon dramatique la qualité génétique de la lignée, ont dispersée sur la planète, en leur expliquant que le Père Noël n’existe pas et que ce sont leurs parents qui, au prix d’un endettement endémique et irresponsable, ont acheté les cadeaux qui s’entassent au pied du sapin et qui seront responsables de leur expropriation future (oui mon fils, tu voulais le dernier château Lego, tu passeras ton adolescence dans un mobile home) de façon discrète. Du coup on me voit parler à des enfants …
- « Ben tu vois que finalement t’aimes bien les gosses. Je n’arrête pas de te voir parler avec eux. T’es prêt. Va falloir penser à en faire un … » … dit-il forçant un sourire niais tout en essuyant le coulée de vomi éructée par le petit dernier sur son épaule.
- « Heu non … j’essayais juste de le faire chialer en fait … je te le rends »
Jusque là, on m’imposait donc cette promiscuité une fois par an. Rien dans un périmètre rapproché. Une sorte de pacte tacite me liait à mon frère. La méfiance était partagé et le status quo entériné. Des enfants oui, mais de façon homéopathique, peu et loin. Et puis nous avions tous les deux très vite compris que si nous voulions conserver intact l’amour maternelle, de façon inconditionnelle et immodérée, il fallait limiter le nombre de prétendants. Nous étions deux. Nous avions mis des années à jouer des coudes et trouver la répartition idéale. Il n’y avait plus de place, même pas un strapontin, circulez y’a rien à voir … De surcroit, il était hors de question qu’un nain maladroit et irrespectueux vienne tripoter nos figurines Star Wars. C’était sans compter avec le facteur femme. En moins de temps qu’il ne le faut pour ingurgiter et rendre un biberon, ma belle sœur m’a fait tonton.
Donc il est là. Pour l’instant complètement maitrisable. Restant là ou on le pose. Pas encore bruyant ou à peine. 3 kg 100 de respiration paisible et de gémissements à peine audibles quand l’heure du lait arrive. Miniature roupilleuse qui a décidé, dés son entrée en lice, d’affirmer son mépris du bon goût établi en adoptant le front haut et la coiffure désuète de Art Garfunkel (ça nous permettra au moins d’emmerder les coiffeurs). Il est là et je le soupçonne d’avoir la ferme intention non seulement de rester mais d’en plus ourdir le sombre et mesquin dessein d’attirer à lui une part non négligeable de l’affection environnante. Il est à et bizarrement il est plutôt mignon lui.
Et finalement ça tombe bien parce que celui là, curieusement, j’ai envie de le laisser croire au Père Noel.
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6 Responses to “Invasion infantile”
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février 22nd, 2010 @ 14:32
Invasion infantile http://www.citizen-s.com/invasion-infantile/
février 22nd, 2010 @ 17:32
Invasion infantile http://www.citizen-s.com/invasion-infantile/
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février 22nd, 2010 @ 18:16
Tu parles d’un coeur d’artichaut…
Tu es comme tout le monde finalement, ce sont les gosses des autres que tu n’aimes pas.
Dès que ça e rapproche vraiment, tu laches du lest et tu es sur le coup
février 23rd, 2010 @ 19:44
Stef dis lui à PO que non c’est juste une note gentille pour remplacer le cadeau que tu as oublié de faire à ton frangin pour cette naissance
Voir pour qu’il en fasse un second manière que tes parents abandonnent totalement l’idée que tu leurs en donne de la descendance toi également…
février 24th, 2010 @ 11:24
J’avais compris… mais je n’ai pas pu m’empêcher de le chambrer un peu
février 24th, 2010 @ 22:09
En fait c’est pas le cadeau que j’avais oublié … c’était le prénom …