L’effet papillonne …

Posted on | avril 14, 2009 | No Comments

9295_6 Il est des questions angoissantes que l’on traine toute sa vie comme des entraves à tout rationalisme.  Des abimes incompréhensibles qui défient toute approche scientifique rigoriste. Des interrogations qui nous poursuivent même (surtout) dans les moments les plus intimes et qui ont la bonne idée de se rappeler à nous dans les moments les plus incongrus. Parmi ces dernières, on peut par exemple citer la plus lancinante de toutes, pour ma part en tout cas, que mon goût de l’observation n’a toujours pas réussi à élucider totalement et qui m’assaille régulièrement dans les endroits publics où l’on ne débite pas que de la grenadine (je n’ai jamais dit qu’il s’agissait d’angoisses d’homme sobre) : pourquoi les femmes se déplacent-elles en groupe aux toilettes ?

Ne m’étant pas risqué à aller y jeter un coup d’œil vicieux, je vis encore à ce jour dans le fantasme  humide de grandes alcôves sanitaires baignées d’une lumière vacillante destinée à couver d’un demi secret les frôlements interdits et tabous de corps de sexes équivalents au rythme de mélopées hypnotiques assourdies par les lourdes tentures pourpres qui  argghhhh … Ce n’est certainement pas l’explication la plus probable, mais c’est sans aucun doute celle qui me fait sourire le plus béatement. Donc, je la garde.

A l’opposé, il est des questions toutes aussi angoissantes mais qui elles possèdent un début de réponse. Citons au hasard et sans ricaner : d’où vient cette attente désespérée et tendue de l’arrivée du Prince Charmant que vivent toutes les jeunes (et moins jeunes) filles rencontrées dans les pays où le confort matériel quotidien et l’absence de nécessité d’aller chasser ou chercher de l’eau au puit distant de seulement quinze kilomètres pour survivre  permet aux psy de faire fortune. Et bien là, en revanche, la réponse est fièrement lancée par les victimes : c’est rien que de la faute à Walt Disney. Le vieux monsieur ne se serait pas contenté de dénoncer du communiste. Il aurait aussi brisé la vie de générations entières de femmes trop facilement enclines au romantisme pictural. Et là, on dit … pas faux. Si si, il faut être bon joueur, on peut qualifier l’hypothèse de plausible. Si  Zorro avait pleuré à chaque fois qu’il s’était pété un talon, où serions nous, jeunes mâles adeptes du mimétisme. Non mais c’est vrai, est ce que James Bond dis « je t’aime » ou est ce qu’un super héro oserait porter un costume ridicule, trop cintré et aux couleurs criardes ? Y’a pas à dire, elles n’y sont pour rien et les petits garçons sont encore une fois favorisés.

Mais cette explication validée et l’opprobre justement jetée sur le papa de Mickey (qui avait appelé sa première création féminine « Mini » … il persiste le bougre machiste), reste un mystère encore plus obscure d’où nait une angoisse autrement plus sournoise. Si la première attente éperdue et vaine peut s’expliquer en mettant tout sur le dos de pépé Walt, qu’en est-il des suivantes. Le plus inquiétant n’est pas la première naïveté, mais toutes celles qui défilent à sa suite, qui poussent nos charmantes amies à reproduire de façon forcenée cette attente vouée à l’échec. Plus la chute est douloureuse, plus elles montent haut pour attendre les prochaines dirait l'observateur avisé. Même Sisyphe s’incline. Et pourtant en ce qui concerne l’échec à répétition, il se pose là … Se faire endoctriner par des dessins animés d’accord, mais il y’a un moment où le réveil devrait survenir.

Et bien non … Même pour cet aveuglement les pauvres n’y sont pour rien. Un équipe de chercheurs possédant à la fois une connaissance aiguisée des mécanismes de suggestion psychologique et beaucoup trop de temps libre vient de mettre en évidence le tiers responsable. Et une fois de plus c’est monsieur Disney, qu’on le lapide, qui sort grand vainqueur. Non content de massacrer à grands coups de souris, de chevaliers et mêmes de nains, le pervers pornographe, la future vie sentimentale de millions de jeunes filles qui sans lui n’auraient jamais acheté leur première Barbie pour lui faire laver les caleçons de Ken, il aurait poussé le vis à incorporer dans ses films de propagande un mécanisme retord et subliminal destiné à pousser ses victimes à la répétition du cassage de gueule sentimental. Le procédé est d’une simplicité enfantine (normal vu le public) : les personnages changent mais les scènes et les animations sont les mêmes. Du coup, les princesses éplorées sont, dés leur plus jeune âges, non seulement conditionnées au mirage, mais également à ne pas se rendre compte que même en remplaçant et en multipliant les protagonistes, les situations sont toujours les mêmes et la fin identique.

La preuve en image et en document rigoureusement scientifique ci dessous …

Non décidément, si même de ça elles ne sont pas responsables, elles n’y seront jamais pour rien


Disney fait de l'auto-plagia
envoyé par BSmax

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