Tout au bout de la discrimination positive il y’a …

Posted on | juin 5, 2008 | No Comments

Old_delhi_india_street_kids_catch_3
Nous avons eu la chance de nous promener en Inde il y’a quelques mois. De la chance parce que c’est un pays fascinant et de la chance parce qu’à quelques semaines prés, notre périple aurais sans doute été compliqué par la révolte des Gujjars.
Un des aspects fascinant (en bien ou en mal) de cette nation est son système de castes hérité du fond des âges. Ce dernier a poussé depuis très longtemps l’administration indienne (avant l'indépendance de 1947) à pratiquer ce qui fait débat dans la politique française depuis seulement quelques années : la discrimination positive. Ainsi les différents castes sont regroupées en catégories qui donnent un accès plus où moins facile aux « avantages » nés de ce dispositif. Des quotas d’emplois dans le secteur public et l’administration sont ainsi réservés aux populations le plus défavorisées. C’est aujourd’hui là que le bas blesse. Le Gujjars sont actuellement dans ce qu’on pourrait appeler le « ventre mou ». Un commentateur sportif dirait en milieu de tableau, en milieu inférieur pour être plus précis. Et dans l’espoir de bénéficier plus aisément de la discrimination positive, ils réclament la rétrogradation. De OBC (Other Backward Classes) ils désirent rentrer dans le Club des « Tribus » qui bénéficie de quotas plus importants.
Au delà d’une nouvelle stigmatisation des dérives d’un pays à deux vitesses où cohabitent taux d’augmentation record en équipement de téléphonie mobile et place de leader en explosion de la taille des bidonvilles, cette demande inédite montre aussi les limites de ce qui pouvait apparaître comme un idée à l’humanisme irréfutable. Une situation inédite où la volonté de favoriser « l’ascenseur social » se retrouve détournée en une forme de surenchère négative …

Comments

Leave a Reply